«Mais, lorsqu'il en est temps, quand elle élève ses ailes, elle se rit du cheval et du cavalier.

«Est-ce toi qui as donné la force au cheval, qui as hérissé son cou d'une crinière mouvante?

«Le feras-tu bondir comme la sauterelle? Son souffle répand la terreur;

«Il creuse du pied la terre, il s'élance avec orgueil, il court au-devant des armes.

«Il se rit de la peur, il affronte le glaive.

«Sur lui le bruit du carquois retentit, la flamme de la lance et du javelot étincelle.

«Il bouillonne, il frémit, il dévore la terre.

«A-t-il entendu la trompette, il dit: Allons! et de loin il respire le combat, la voix tonnante des chefs et le fracas des armes.

«Est-ce à ton ordre que l'épervier s'élance dans les airs et qu'il étend ses ailes vers le midi?

«À ta voix l'aigle s'élèvera-t-il jusqu'aux nues? et placera-t-il son nid sur le sommet des rochers inaccessibles?