«La fumée sort de ses narines comme d'un vase rempli d'eau bouillante.
«Son souffle est semblable à des charbons brûlants; le feu sort de sa gueule.
«La force est dans son cou, et la terreur s'élance devant lui.
«Les muscles de sa chair sont tellement unis que rien ne peut les ébranler.
«Son cœur est dur comme le rocher, comme la meule qui écrase le grain.
«Quand il se lève, les forts sont dans la crainte; dans leur terreur ils chancellent.
«En vain on l'attaque avec l'épée et la lance, les dards et les javelots;
«Le fer est comme la paille légère; l'airain n'est qu'un bois aride.
«Les flèches ne le mettent pas en fuite; les pierres de la fronde sont pour lui comme l'herbe des champs.
«La massue est comme la paille légère; il se rit de la lance.