«C'est dans ce silence et dans ce recueillement qu'il ouvre leurs oreilles à ses paroles, et qu'il leur enseigne ses lois dans la conscience,

«Afin de les détourner du mal qu'ils sont tentés de faire, et de leur déconseiller lorsqu'ils écoutent qui les égare.

«Il les adjure aussi souvent par la douleur dans leur lit, et il y dessèche leurs os par la maladie.

«Le goût du pain leur devient amer, et ils cessent de désirer leur nourriture.

«Leur substance se fond, et leurs os se dénudent de la chair qui les recouvrait.

«Mais s'il revient, en pensées, aux jours de son adolescence, il dira: J'ai péché!... et le Seigneur m'a rendu la vie!...

«Tu devais donc, ô Job! dire au Seigneur: Je me suis égaré; redressez-moi! Si j'ai mal parlé, je n'ajouterai pas une parole à ma faute!

«Lève les yeux au ciel et regarde, et vois que les firmaments sont au-dessus de ta portée.

«Crois-moi, ne persévère pas dans le blasphème où le désespoir de tes misères t'a précipité.»

XI