Mais, «au lieu de se borner à offrir au pape un asile sûr et respectueux,» ce gouvernement, pendant les dernières heures de sa durée, s'est-il rendu coupable d'intervention en faveur de la souveraineté temporelle?
Voici, Monsieur, à cet égard, les actes officiels sur lesquels nous demandons qu'on nous juge:
Le ministre des affaires étrangères à M. de Corcelles.
«27 novembre.
«Vous n'êtes autorisé à intervenir dans aucune des questions politiques qui s'agitent à Rome. Il appartient à l'Assemblée nationale seule de déterminer la part qu'elle voudra faire prendre à la République dans les mesures qui devront concourir au rétablissement d'une situation régulière dans les États de l'Église. Pour le moment, vous avez, au nom du gouvernement qui vous envoie, et qui en cela reste dans les limites des pouvoirs qui lui ont été confiés, à assurer la liberté et la personne du pape.
«Je ne saurais trop insister pour vous faire bien comprendre que votre mission n'a et ne peut avoir pour le moment d'autre but que d'assurer la sécurité personnelle du saint-père, et, dans un cas extrême, sa retraite momentanée sur le territoire de la République. Vous aurez soin de proclamer hautement que vous n'avez à intervenir à aucun titre dans les dissentiments qui séparent aujourd'hui le saint-père du peuple qu'il gouverne.
«Je dois aussi insister sur l'emploi que vous pourrez avoir à faire des troupes qui sont confiées à votre direction supérieure. Leur débarquement ne doit être opéré qu'autant que, dans le rayon très-court où il leur sera possible d'agir, elles pourraient concourir au seul résultat que vous ayez à atteindre: la liberté du pape.
«Signé: Jules Bastide.»
NOTE CIRCULAIRE.