«Une faible lampe et une seule esclave veillaient dans sa chambre.»

XLVII

«Agrippine s'alarmait de plus en plus de ce que personne, pas même son messager Agérinus, ne venait de la part de son fils. L'aspect tout à coup change autour d'elle; sa solitude, troublée par des tumultes soudains, semblait lui annoncer les derniers malheurs; enfin, sa dernière esclave s'enfuyant:—Et toi aussi, tu m'abandonnes? lui dit-elle. En disant ces mots, elle aperçoit Anicétus, suivi du commandant de trirème Herculéius et du centurion de marine Oloaritus.—Si tu viens pour me voir, lui dit-elle, retourne et dis à mon fils que je suis rétablie; si c'est pour accomplir un forfait..... Mais non! jamais je ne le croirai de mon fils; non, il n'a pas commandé le parricide!»

XLVIII

«Les exécuteurs entourent son lit; le commandant de la trirème la frappe le premier à la tête d'un coup de massue. Le centurion, tirant son épée pour l'achever, elle découvre elle-même ses flancs, et, les présentant au glaive: Frappe au ventre, crie-t-elle au meurtrier, et, percée de nombreuses blessures, elle expire.»

XLIX

«Ces circonstances sont avérées. Que Néron ensuite ait contemplé sa mère morte, et qu'il ait loué les formes de son corps, il y en a qui l'affirment, il y en a qui le nient.

«Agrippine fut brûlée la même nuit sur un lit de festin, sans autre apprêt que pour les plus vulgaires funérailles, et, pendant toute la durée du règne de Néron, on n'éleva pas le moindre monticule de terre, et on n'entoura pas même d'un mur le lieu où les cendres de sa mère étaient répandues.»

«Depuis, par la piété de ses serviteurs, ce lieu fut recouvert d'un petit tombeau, au bord du chemin qui mène à Misène, non loin de cette maison de campagne du dictateur César, qui voit d'en haut les golfes à ses pieds.»

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