Il réussit et revient à Paris.
Le peuple révolutionné triomphe au 10 août.
Il se sauve devant la victoire du peuple.
L'ennemi des rois qui a chanté le 14 juillet invective le 10 août!
Menacé à sa sortie de Paris par la populace, il devient sans pudeur l'ennemi le plus acharné, non de la populace, mais de la nation française. Sa politique n'est que de l'humeur et de la peur. Il se réfugie chez les princes autrichiens qu'il a insultés.
Il écrit le Misogallo, le plus odieux et le plus plat pamphlet en mauvais vers qu'on ait jamais rimé contre la France révolutionnaire. Il en fait faire dix copies qu'il confie à ses amis, pour que l'injure ne risque pas de mourir avec lui.
Et pendant que le sang coule à Paris, il joue à Florence ses rôles de tragédie.
Excepté ses palefreniers et ses quatorze chevaux anglais, son seul souci sur la terre, il ne fait de bien à personne, et il meurt en rimaillant des épigrammes contre le genre humain.
Voilà le civisme, le patriotisme, le puritanisme de ce modèle des citoyens!