Non, si vous mettez en doute l'existence de la providence et la bonté de Dieu, la création, la conservation, la perfectibilité de ses œuvres, que votre vie soit une éternelle malédiction, au lieu d'être une bénédiction sans fin!

Or, votre conscience vous le dit, un Dieu sans évidence serait, s'il existait, une malédiction sans terme; s'il n'existait pas, le Cosmos n'existerait pas lui-même!

Le mystère est la seule explication du Dieu invisible; le mystère est la seule explication de la matière elle-même.

Confessez que tout commence et que tout finit par le mystère, et adorez!

Le mystère est le passe-partout des deux mondes!

Lamartine.

FIN DU TOME DIX-NEUVIÈME.

Paris.—Typogr. de Firmin Didot frères, Imprimeurs de l'Institut et de la Marine, rue Jacob, 56.

[1]: Puis, me tournant droit vers l'autre pôle, je vis la brillante constellation de quatre étoiles, dont la présence ne se révèle que par la première paire. Le ciel semblait ravi de voir ses étincelles.—Ô pays désert et désolé du Nord, vous ne verrez jamais l'éclat de cette brillante lumière!

[2]: Je dois cette incomparable description de la forêt vierge à mon éloquent et studieux ami M. Amédée Pichot, rédacteur de la Revue Britannique, le plus intéressant recueil scientifique et littéraire de ce siècle, que je lis depuis trente ans en m'instruisant toujours. Ce recueil est le télescope universel qui rapproche les îles et les continents de nous, pour nous faire comprendre le Cosmos intellectuel, le globe pensant.—M. Pichot, qui a traduit Shakespeare avec un homme d'État de nos jours, est digne de nous traduire Humboldt.