D'autres, selon M. de Laplace lui-même, sont des astres non détruits, mais éteints, qui gardent leur place dans le ciel et éclipsent les autres. Les étoiles, par leur changement de place relativement à la Terre, servent à motiver les pas que notre système planétaire lui-même fait en s'avançant dans l'espace absolu. On peut conjecturer, sans le savoir, que tous ces mouvements des cieux étoilés sont gouvernés de plus loin par un grand astre universel, dont notre propre soleil dépend.
D'immenses énumérations et considérations sur les volcans du globe, sortes d'embouchures de ses veines de feu, remplissent ce quatrième volume. Elles ne renferment ni faits ni aperçus nouveaux. Aristote en savait autant au temps d'Alexandre.
Voilà ce procès-verbal de l'univers connu en 1860; ce tableau immobilier et mobilier des mondes, ce domaine de la pensée humaine.
Ajoutez-y le phénomène de la vie, qui n'est, selon M. de Humboldt, qu'une combinaison d'hydrogène et d'oxygène, que la nature rallume et éteint comme une lampe, et qui produit la respiration et la pensée, et tout est dit.
Voilà le Cosmos de M. de Humboldt.
IX
J'avoue qu'en commençant à étudier cette savante apocalypse, je m'attendais à autre chose.
C'est le caput mortuum de la matière.
J'oserais poser à ce philosophe une série de questions cosmiques dont ces quatre énormes volumes ne seraient que le premier chapitre.
En les lisant qu'ai-je appris? tout, excepté ce qui intéresse l'homme, la nature et Dieu.