—Allons, tant mieux. Mais tu ne dis rien à M. Kobus, Sûzel?
—Que veux-tu que je lui dise? Il voit bien que je suis là et que nous avons tous du plaisir à le recevoir chez nous.
—Elle a raison, père Christel. Nous avons assez causé hier nous deux. Elle m'a tout raconté ce qui se passe ici. Je suis content d'elle: c'est une bonne petite fille. Mais puisque nous y sommes et que la mère Orchel nous apprête des noudels, savez-vous ce que nous allons faire en attendant? Allons voir un peu les champs, le verger, le jardin. Il y a si longtemps que je n'étais sorti que cette petite course n'a fait que me dégourdir les jambes.
—Avec plaisir, monsieur Kobus. Sûzel, tu peux aider ta mère; nous reviendrons dans une heure.»
Alors Fritz et le père Christel ressortirent, et comme ils reprenaient le chemin de la cour, Kobus, en passant, vit le reflet de la flamme au fond la cuisine. La fermière pétrissait la pâte sur l'évier.
«Dans une heure, monsieur Kobus, lui cria-t-elle.
—Oui, mère Orchel, oui, dans une heure.»
Et ils sortirent.
VII
Kobus et son fermier Christel se promènent çà et là en attendant le dîner. Christel propose à Kobus de construire un réservoir pour doubler la pêche du poisson; Kobus accepte et s'établit pour quinze jours dans la ferme pour surveiller et presser l'œuvre du réservoir.