Fritz, au lieu de rire à cette histoire, en fut vexé sans savoir pourquoi.

«Et s'il n'avait pas mangé de chardons? dit-il.

—Alors, il aurait été moins qu'un âne vivant, il aurait été un âne mort.

—Tout cela ne signifie rien, David.

—Non: seulement, il vaut mieux se marier jeune, que de prendre sa servante pour femme, comme font tous les vieux garçons. Crois-moi...

—Va-t'en au diable! s'écria Kobus en se levant. Voici midi qui sonne, et je n'ai pas le temps de te répondre.»

David l'accompagna jusque sur le seuil, riant en lui-même.

Et comme ils se séparaient:

«Écoute, Kobus, fit-il d'un air fin, tu n'as pas voulu des femmes que je t'ai présentées, tu n'as peut-être pas eu tort. Mais bientôt tu t'en chercheras une toi-même.

Posché-isroel! répondit Kobus, posché-isroel!»