Ce château occupe une riante situation; l'air, doux et léger, pénètre agréablement dans les sens calmés.
BANQUO.
Cet hôte des étés, le martinet, habitant des temples, cherchant en ces lieux le séjour qu'il aime, nous annonce que l'haleine des cieux les caresse avec amour. Pas une frise saillante, pas une corniche, pas un seul angle commode où cet oiseau n'ait suspendu son lit et le berceau de ses enfants. Partout où ces oiseaux nichent et se voient fréquemment, je l'ai remarqué, l'air est toujours pur.
(Entre lady Macbeth.)
DUNCAN.
Voyez, voilà notre honorable hôtesse.—L'amitié qui s'attache à nous nous cause quelquefois des embarras que nous accueillons encore avec des remerciements, comme des marques d'affection. Ainsi je suis pour vous une occasion d'apprendre à prier Dieu de nous récompenser de vos peines, et à nous remercier de l'embarras que nous vous donnons.
LADY MACBETH.
Tout notre effort, fût-il doublé et redoublé, ne serait qu'une faible et solitaire offrande à opposer à ce large amas d'honneurs dont votre majesté accable notre maison. Vos anciens bienfaits, et les dignités nouvelles que vous venez d'accumuler sur les premières, nous laissent sous l'engagement de prier pour vous.
DUNCAN.
Où est le thane de Cawdor? Nous courions sur ses talons, et voulions être son introducteur auprès de vous; mais il est bon cavalier, et la force de son amour, aussi aiguë que son éperon, lui a fait atteindre sa maison avant nous. Belle et noble lady, nous serons votre hôte pour cette nuit.