Donc la morale, la morale absolue, nécessaire, évidente, la justice, en un mot ; voilà, dans tous les ordres de choses, la sainte et simple condition de tout progrès et de tout bien.
DERNIER LIVRE
LES APHORISMES
DE
LA SCIENCE DU DEVOIR
CHAPITRE PREMIER
Courage ! oui, l’esprit humain marche, et en ce siècle même, il développe une science qui aura sur le monde plus d’influence que n’en a eu, depuis deux siècles, la science des forces de la nature.
Cette science, c’est la science du Devoir.
J’entends par là qu’en ce siècle-ci l’Histoire, la Politique, la Science économique, le Droit, et tout l’ensemble des sciences sociales, se rattachant décidément à l’éternelle justice, tendent à s’unir en une science supérieure, qui sera la science du Devoir.
Et cette grande science, la plus féconde de toutes, démontrera en toute lumière, développera, dans le détail des précisions et des applications, la riche beauté de l’inspiration primitive des consciences, et la divine fécondité des préceptes et des conseils de Jésus-Christ et de l’Église.
La conscience est donnée à tous, en tous temps, en tous lieux, et elle suffit. Chacun sera jugé sur ce qui lui aura été donné. Mais l’homme juste doit travailler, chaque jour, à éclairer sa conscience par la science, et la science doit, par l’effort de la raison et de la liberté, se développer de siècle en siècle.
Le principe de la science est simple : comme en astronomie, l’attraction et sa loi. Mais ses applications constituent la plus variée et la plus étendue des sciences.
Ce principe simple qui est dans la science du Devoir ce qu’est en astronomie l’attraction, on le peut énoncer ainsi : Assistance due par tout être à tout être.