Tous les jours, il y aurait lutte d'éloquence, tournois d'injures, assaut de... blague.
Tous les mois, on changerait les ministres..., j'entends les ministres... de maroquin,—les autres, les ministres d'affaires, travailleraient ailleurs.
On ferait et on apposerait des affiches,—on publierait à l'avance les noms des orateurs et des lutteurs.
Il y aurait là de quoi satisfaire les politiques de café, de cabaret et de chambrées.
Les journaux jugeraient les coups.
Les ministres d'affaires, tous les trois mois, rendraient compte de leur administration, qu'on ne pourrait discuter que pendant vingt-quatre heures.
Cela me paraît tout à fait indispensable, si nous avons la république ou une royauté représentative.
Mais je ne cache à personne que tous les jours s'accroît d'une manière inquiétante le nombre des gens qui, pour dans six ans et demi, demandent:
Un Tyran.