De telle ou telle famille, de telle ou telle personne de gouverner la France?—La France est-elle un fief, une terre, une maison, un chapeau dont quelqu'un est le propriétaire,—pouvant user et abuser,—pouvant vendre, céder, morceler à sa fantaisie,—un roi n'est-il pas un mandataire, un fonctionnaire—accepté ou choisi par la nation,—payé par elle?

Il paraît que ce n'est plus comme cela qu'on l'entend;—on dit les d'Orléans renoncent à leurs droits et reconnaissent les droits de Henri V, mais Napoléon IV maintient ses droits.—Nous avons donc été des insurgés, des usurpateurs, des simoniaques (car il s'agit du droit divin), des filous,—tout le temps qu'ils ont dû s'absenter.

Ce qu'il y a de plus plaisant, c'est que les partisans de ces divers candidats finissent par dire comme cet avocat des Plaideurs:

On force le cellier qui nous sert de refuge.

Ou comme cet avocat contemporain qui, plaidant pour la femme dans un procès en séparation, s'écrie: «Aujourd'hui on nous accuse,—mais hier, j'ai les lettres, on «baisait notre bec rose».

Ils arrivent à dire «nos droits», en voici un exemple curieux que le hasard qui est gai—heureusement—s'est amusé à amener.

C'est dans un journal bonapartiste, le Pays, du 13 septembre;—il attaque avec une mauvaise humeur qui n'exclut pas la verve, au contraire, les prétentions des légitimistes:—«Ils ont, dit-il, les mains pleines de leurs parchemins, de ce qu'ils appellent leurs droits

Et il se moque avec raison de ces prétendus droits, mais le hasard s'est, dis-je, amusé à faire que, précisément sur la même ligne, que ces mots imprimés en italique pour souligner le sarcasme,

Leurs droits,

Dans la colonne à côté, mais précisément faisant suite, si on continue la ligne, on lit: