Nous ne pouvons croire que les puissances européennes s'aveuglent obstinément et restent toujours indifférentes devant une situation qui blesse profondément les sentiments et la conscience d'une portion si notable de leurs sujets. Un jour viendra où elles sentiront l'inévitable nécessité de réparer un désordre qu'elles avaient le devoir et la facilité de prévenir.
Comment admettre, en effet, que la paix puisse être conservée parmi les peuples avec un régime qui, remontant violemment le cours des âges, nous ramène au règne brutal de la force, efface d'un trait de longs siècles de civilisation chrétienne, refuse à l'Église sa place dans le concert des sociétés qu'elle a formées, et la met hors la loi au milieu d'un monde qui vit de ses bienfaits? Comment le calme des esprits et la stabilité des institutions pourraient-ils s'allier avec un état de choses qui constitue pour deux cents millions de catholiques, c'est-à-dire pour l'élite de l'humanité civilisée, un grief perpétuel qui a ses racines dans la conscience même?
Quand, entre ceux qui gardent le Pape captif, et ceux qui voudraient tenir captive la parole des évêques, l'alliance devient de plus en plus étroite, est-ce alors que les catholiques pourraient déposer leurs justes ressentiments contre l'invasion sacrilège de Rome?
Ceux qui auront sacrifié l'Église à leur ambition seront sacrifiés à leur tour.
Une terre qui dévorera ceux qui persisteront à l'occuper par la violence et l'injuste.
Le bras de Dieu, qui n'est pas raccourci, saura rassembler les pierres dispersées de l'édifice et le rétablir sur les débris de l'œuvre des hommes.
Alors son Pontife et son Roi, ayant recouvré sa liberté, du haut du balcon de Saint-Pierre, bénira encore la ville et le monde.
Rien au monde ne me choque autant que l'inégalité devant la loi et devant la justice, messieurs les évêques veulent se faire journalistes, malgré l'avertissement que leur a donné le pape Benoît XIV des obstacles que la plume met à leur salut.
Ils doivent subir toutes les chances attachées au métier qu'ils exercent volontairement.—Pourquoi le gouvernement, qui suspend les journaux, ne suspend-il pas les évêques journalistes, quand leurs écrits sont un danger pour la paix? pourquoi le gouvernement se contente-t-il de «regretter» ces écrits?—Au moins, devrait-il mentionner l'intensité et la durée de ces regrets,—comme on dit pour les deuils de cour,—«le gouvernement regrettera pendant huit jours,—pendant quinze jours, le dernier mandement de M. l'archevêque Guibert.»
Les bijoux des femmes: colliers, bracelets, bagues, etc., ont tous la forme d'un anneau; et sont, en réalité, les anneaux d'une chaîne dont le bout est dans la main du diable.