La responsabilité qu'elles leur font encourir devrait, ce me semble, suffire pour les faire réfléchir à l'occasion.

Madame la princesse de Metternich avait, sous l'empire, fini par appartenir à la publicité;—les journaux décrivaient régulièrement ses toilettes et publiaient ses «mots»;—elle s'amusait de ce bruit, de ce froufrou de ses jupes et de sa langue, et l'encourageait. Si bien que je ne crois pas aujourd'hui sortir des convenances en parlant d'elle, moi, si réservé d'ordinaire sur le chapitre des femmes, qui ne parle jamais dans les Guêpes ni des femmes honnêtes, par respect pour elles, ni des autres par respect pour moi.

Eh bien! grâce à cette habitude de parler haut, de parler à la cantonade, d'être toujours en représentations, madame de Metternich vient d'amener entre son mari et le comte de Montebello, un duel qui, par hasard, n'a pas eu de conséquences funestes.

Autre exemple: Il est de ce temps-ci une autre personne qui a provoqué, obtenu, escaladé la notoriété avec plus d'ardeur et de préméditation, et par des moyens plus violents, c'est madame Ratazzi,—madame de Solms,—qui s'appelait avant son second mariage, la princesse de Solms. Elle a, à propos d'une de ses publications, failli, dans le temps, faire battre son frère et son premier mari avec quelqu'un que je ne nommerai pas,—et un roman, publié par elle dans les dernières années de l'empire, a attiré à son second mari Ratazzi vingt provocations auxquelles il a cru pouvoir ne pas répondre,—sans quoi ce serait probablement d'un coup de pistolet ou d'un coup d'épée qu'il serait mort.

M. de Mahy,—député, membre de la commission de permanence,—se plaint amèrement de la suppression des «chambrées» de Toulouse.—«C'est, dit-il, dans une lettre publiée par les journaux, une tendance désastreuse.»

Nous allons un peu parler des chambrées.—Nous commencerons par produire en partie une circulaire du préfet de Vaucluse; cette circulaire traite la question avec un grand bon sens.

Nous ferons à son sujet deux ou trois observations;—puis, nous donnerons la parole à mon gendre, à mon fils Léon Bouyer, qui est Provençal, qui en est heureux et fier, qui aime son pays, et qui constate avec chagrin l'extension que prend dans les campagnes la tache d'huile, la tache de moisissure, le chancre des dangereuses théories, ou mieux, billevesées démagogiques.—Je le prie de nous expliquer ce que c'est en effet que «les chambrées».

M. le préfet de Vaucluse se trompe lorsqu'il dit: «Les chambrées sont inconnues dans le reste de la France».

M. Mercier, il y a un mois encore, préfet du Var, destitué à la suite, je crois, d'un différend avec le préfet maritime de Toulon, en avait fait fermer déjà une certaine quantité.

Le préfet de Vaucluse à MM. les sous-préfets
et maires du département.