ARTHUR. Il ne sera pas question du passé; mes parents vous aiment; ils demandent à vous voir. Nous partons dans huit jours.
CLOTILDE. Et c'est là le moyen que vous trouvez d'éloigner M. Vatinel? M. Vatinel demeure à Trouville, son père y est toujours.
ARTHUR. Vous croyez?... Le voici; vous allez voir que je l'empêcherai bien d'aller à Trouville.
CLOTILDE. Comment! qu'allez-vous faire?
ARTHUR. Oh! mon Dieu! rien que de très-pacifique.
Tony entra; on causa de choses et d'autres. Arthur eut un air presque bienveillant.
«Voici un beau temps, monsieur Vatinel, dit-il, les grèves de Trouville doivent être belles; quel malheur de rester à Paris! Mais mon père est si bizarre! Et vous, est-ce que vous n'irez pas un peu là-bas?»
Clotilde vit le coup. Arthur avait les yeux sur elle; elle ne pouvait faire le moindre signe à Vatinel.
Elle interrompit: «Oh! certainement que M. Vatinel ne passera pas l'été sans aller voir son père.» Arthur la regarda fixement. «Non, répondit Tony, je passerai l'été à Paris; mon père se porte bien, et j'ai ici, pour lui et pour moi, des affaires qui y nécessitent ma présence.—Ainsi, dit Arthur, vous n'irez pas du tout à Trouville?—Non.—Les affaires vont quelquefois plus vite qu'on ne le pensait d'abord.—J'ai presque toujours vu le contraire; d'ailleurs, celle qui me retient ici a une durée invariable.»
Arthur sourit en regardant sa femme, et ne parla plus. Il vint d'autres personnes.