ZOÉ. Ah! j'avais donc un pressentiment quand j'ai passé toute cette nuit à pleurer. Mais cela ne sera pas, M. Dimeux est un homme raisonnable.
CHARLES. Quoi! tu veux me faire croire que tu es allée au bal pour pleurer?
ZOÉ. J'ai quitté à minuit. Il reste bien assez de temps pour pleurer jusqu'au jour.
CHARLES. Je te parle du bal de l'Opéra.
ZOÉ. C'est à cause du bal de l'Opéra que j'ai pleuré.
CHARLES. On t'avait peut-être forcée d'y aller?
ZOÉ. Personne ne m'en a seulement parlé. Et pour quelle femme encore est-ce que tu te bats? Je voudrais que tu fusses tué.
CHARLES. Merci.
ZOÉ. D'abord, on ne se bat que pour des femmes qui ne le méritent pas. Une honnête femme ne sert jamais de prétexte à de semblables choses.
CHARLES. Tu es bien sévère pour toi-même.