CHARLES. Mais je ne veux pas que l'on m'excuse.

ZOÉ. Alors tu te battras?

CHARLES. Je n'en sais rien.

ZOÉ. Écoute, Charles, si tu n'arranges pas cette affaire-là autrement, je croirai que tu m'as trompée, parce qu'après votre explication il n'y a aucun prétexte pour que tu te battes; je croirai que tu m'as trompée, et que c'est pour Alida et peut-être pour pis encore que tu te bats.

CHARLES. Écoute, je vais aller chez Dimeux; je vais lui raconter mon erreur, puis je lui dirai: «Je ne suis plus offensé; mais, si vous croyez l'être par mon épître, je suis prêt à vous en rendre raison.»

ZOÉ. Et il te dira qu'il n'est pas offensé non plus.

CHARLES. Peut-être.

ZOÉ. Va, et reviens bien vite; je ne vis pas en attendant. Écoute un peu: quoi qu'il arrive, tu viendras me rendre réponse.

CHARLES. Oui.

ZOÉ. Donne-m'en ta parole d'honneur.