L’AUTEUR. Holà!—Tant pis pour vous!
Spicula si figant, emorientur apes.
Les guêpes, comme les abeilles, meurent de la blessure qu’elles font.
MOLOCH. C’est un vieux conte de vieux naturaliste, et cela n’est pas vrai.
L’AUTEUR. Mais je vous assure que c’est un de mes amis,—un ancien camarade qui avait entendu la pièce... qui m’a dit...
MOLOCH. Ton ami est un traître;—placé entre deux amis,—il t’a sacrifié à l’autre; tant pis pour toi.—Après avoir si longtemps rabâché contre les amis dans tes livres, tu t’y laisses encore prendre:—tant pis pour toi.—Allons, Mammone, sonne encore la charge.
L’AUTEUR.—Grâce! grâce! Astarté, toi qui es si jolie;—grâce! Moloch l’invincible!—grâce! ma chère petite Mammone,—je ne le ferai plus;—et toi aussi Azazel, tu es si jeune, tu seras moins féroce que les autres.
MAMMONEN, bourdonnant. La victoire est à nous!
MOLOCH. Nous sommes vengées;—nous rentrons sous l’obéissance, et nous acceptons ta charte et ton programme;—seulement tu nous dénonceras l’ami perfide...
L’AUTEUR. Grâce pour lui, mes guêpes!