Sur la fin, Me Dupin a cru de bon goût, devant l’ambassadeur d’Angleterre, de parler de l’expulsion des Anglais du territoire français par Charles VII.—Il y a eu trois salves d’applaudissements, comme à Franconi.—Il y avait là une foule de Françaises fort disposées à jouer les Agnès Sorel,—sous prétexte de Jeanne d’Arc.

Cette séance de l’Académie avait ceci de remarquable, que M. Dupin, qui n’est nullement un homme littéraire, répondait à M. Molé, qui ne l’est pas davantage, et qui faisait l’éloge de M. de Quelen, qui l’était moins que les deux autres.

En même temps que, le mois dernier, je parlais de certains parvenus mécontents,—dont la scandaleuse fortune n’est pas encore au niveau de leur ambition et de l’idée toute personnelle qu’ils se sont faite de leur mérite,—je ne sais qui,—dans le journal le National, gourmandait avec beaucoup de verve et d’esprit une autre classe de ces parvenus de juillet, et les appelait raffinés de boutique et talons rouges de comptoir.

C’est dans cette seconde classe que s’était, pour le moment, placé Me Dupin,—qui travaille tour à tour dans les deux genres.

Il a fait l’éloge de l’illustration de la famille,—et s’est bichonné lui-même, arrangé, poudré et attifé en ancêtre pour ses descendants.

Il a audacieusement professé cette doctrine qu’un bon citoyen ne doit pas quitter ses places, parce que le gouvernement change,—et que c’est à elles surtout qu’il doit la fidélité qu’il jure au gouvernement. C’était la paraphrase de ce mot célèbre du maréchal Soult: «On ne m’arrachera mon traitement qu’avec la vie

Il a fait l’éloge du courage civil.—M. de Pongerville a dit: «C’est pour faire croire aux départements qu’il est civil et brave.»