Cependant, messieurs les pairs, vous qui comptez parmi vous la plupart des grandes illustrations du pays,—ce serait là pour vous l’occasion d’un beau réveil.
Ce serait une grande et belle chose,—qu’un vote à une immense majorité, qui dirait:
«Halte-là, messieurs les avocats parvenus,—messieurs les marchands de bas retirés,—messieurs les épiciers enrichis;—nous, les derniers gentilshommes;—nous, les descendants des héros qui ont rendu la France glorieuse et triomphante;—nous, les restes de la vieille noblesse française;—vous avez assez ruiné, dévasté et avili ce pauvre pays,—nous vous défendons d’aller plus loin.»
N. B. Deux ou trois pairs feront des discours spirituels contre le projet de loi;—après quoi la Chambre votera pour le projet de loi.
La France est jouée—à pile ou face entre les talons rouges du comptoir et les tribuns de l’estaminet. La pièce tombe face.
Et ici, avec le vote de la Chambre, commence
LE RÈGNE PROVISOIRE des talons rouges du comptoir,—Qui, au moyen des fortifications, se font hauts barons et seigneurs féodaux.