La direction de l’Opéra, qui n’est que l’application du 1er mars à l’art dramatique, est menacée d’un changement de ministère.—C’est vers le 1er juin qu’aura lieu cette révolution;—on remarque déjà qu’il n’y a plus que la Favorite et plus de répertoire.


Avril 1841.

Histoire d’un monsieur auquel il manquait trente-quatre sous.—Sur la propriété littéraire.—M. Berville.—M. Chaix-d’Est-Ange.—M. Lherbette.—M. Durand de Romorantin.—M. Hugo.—M. de Lamartine.—Histoire de M. M*** et d’un commissaire de police.—Un mot d’ami sur M. Villemain.—De la valse à deux temps.—Des miracles du puits de Grenelle.—Une histoire d’un voleur.—Sur les fortifications.—A quoi tient un vote.—M. Thorn.—Les fleurs des critiques et des romanciers, et, en particulier, de quelques fleurs de M. Eugène Sue.—Un œillet.—Un mot d’amie.—Un distique sur un avocat.—De la tyrannie et de l’inviolabilité de MM. les comédiens.—La vérité sur mademoiselle Eissler aux États-Unis.—Le timbre, les Guêpes et les cachemires.—De l’éloquence du Palais.—M. Léon Bertrand.—Deux nouvelles étoffes.—L’exposition de peinture.

Pour cette fois, je commence bien.—J’ai envoyé mon sommaire aux journaux, et on me fait remarquer que je suis coupable d’un délit.—La loi est formelle.

J’ai dit trente-quatre sous, j’en ai le droit dans mon volume; mais, dans les annonces, je dois dire un franc soixante-dix centimes.—Dans un pays où quatre cents hommes passent leur vie à faire des lois avec d’autant plus d’empressement que, pour les uns,—leur âge, leur fortune et leur position ne les soumettent pas aux lois qu’ils font;—que pour les autres,—tous avocats, toute loi enfante des procès,—il est impossible d’aller de l’église Notre-Dame-de-Lorette au boulevard sans avoir contrevenu à deux ou trois lois et à cinq ou six ordonnances.

Ainsi, si un libraire,—par fantaisie,—s’avisait de mettre dans les annonces qu’il ferait d’un livre de M.*** ces deux vers qui se trouvent dans l’ouvrage:

Le soleil se levait dans une vapeur bleue,
Au bout d’un chemin vert long de plus d’une lieue.