Le parti vaincu met immédiatement en avant la proposition Remilly, qui a pour but de déclarer incompatibles les fonctions de député avec toutes fonctions salariées.

Le parti vainqueur,—qui est naturellement en majorité, puisque c’est le nombre qui a décidé de la victoire,—et que d’ailleurs une partie des vaincus s’est ralliée à lui avec fureur,—repousse ladite proposition Remilly.

Quand les autres arriveront au pouvoir (lisez places et argent) à leur tour,—par trahison, coalition, etc., etc.,—ils auront à repousser à leur tour la même proposition, qu’ils soutenaient si morale et si indispensable contre ceux qui la veulent aujourd’hui et qui la repoussaient hier.

La proposition Remilly, en un mot, sera toujours présentée,—et ne sera jamais admise.

A MES LECTEURS.—Je vous avais annoncé,—mes chers lecteurs,—que, pour payer une partie du timbre auquel je suis condamné, comme vous pouvez le voir,—j’admettrais une demi-feuille d’annonces.

Mais à peine cette résolution a-t-elle été connue qu’il s’est présenté de toutes parts—des sirops indécents,—des pastilles obscènes,—des vêtements immoraux,—des pâtes contraires aux bonnes mœurs,—des fécules barbares,—des instruments immodestes,—des bonbons immondes,—une foule, en un mot, de ces marchandises impudiques, comme dit l’honorable M. Grandin,—qui encombrent quotidiennement la quatrième page des grands carrés de papier—se disant les organes de l’opinion publique.

J’ai repoussé les annonces,—j’ai payé, je paye et je payerai le timbre de mon propre argent.

Pendant que je parle des grands journaux, il faut que je demande pourquoi on les lit.—Voici de quoi ils se composent invariablement: