—Bossieur, il faut que vous me rendiez un grand service.
—Volontiers, monsieur, si cela dépend de moi.
—J’aibe à le croire, bossieur;—j’ai ud’affreux rhube de cerbeau.
—Ah! ah! un coryza?
—Un rhube de cerbeau!
—Oui,—j’entends bien,—c’est ce que nous appelons un coryza.
Le malade est flatté de voir que la science s’est occupée assez spécialement de son mal pour lui donner un nom inconnu du vulgaire;—il se voit d’avance guéri.
—Bossieur,—c’est que, pour ud’ adiversaire, je suis bembe d’un dîder, et il d’y a pas boyen d’y banquer.
—Cela n’empêche pas de manger,—seulement les aliments vous paraîtront moins savoureux.
—Bossieur, s’il s’agissait seulebent de banger... ça de be ferait rien,—je be boque des alibents,—mais c’est que j’ai un discours à prodoncer,—et vous compredez qu’avec bon rhube de cerbeau,—on d’entendra pas le boindre bot.