C’est absolument ce qui s’est passé à la Chambre des députés dans les séances consacrées à ce qu’on a appelé la question d’Orient. Voici une partie du programme:

QUESTION D’ORIENT.—M. Jaubert—parle du recensement de Toulouse.

M. Liadières—reproche à M. Joly d’avoir parlé des canons de Brunehaut.

M. Jaubert—remonte à la tribune et parle légèrement des tragédies de M. Liadières.

SUITE DE LA QUESTION D’ORIENT.—M. Joly monte à la tribune et explique les canons de Brunehaut.

M. Liadières—monte à la tribune et se déclare satisfait de l’explication;—il répond aux critiques de M. Jaubert sur ses tragédies.

M. Jaubert—monte à la tribune et menace M. Liadières de le faire chasser de la Chambre, attendu qu’il y a incompatibilité entre son service auprès du roi et ses fonctions de député.

(Ce qui est une niaiserie, attendu que les électeurs qui ont envoyé M. Liadières à la Chambre l’ont accepté et choisi comme cela, et que M. Jaubert n’a rien à y voir.)

M. Liadières—remonte à la tribune, et dit qu’il donnera, si cela est nécessaire, sa démission au roi, mais qu’il restera député.

M. Joly—donne de nouvelles explications; il n’a pas dit précisément qu’il y eût des canons dans l’armée de Brunehaut.