maux, ayant devant nous un chemin qui nous conduira où nos cœurs haspirent. Ah! mon idole, quand tu entends monter des sabots, c’est dit, il n’y a pas moyen de presser la main de ma gamine sur mon cœur, car c’est les sabots de l’individu. Je redoulte l’individu. Tâche, lorsque je passerai et que je pourrai monter, de ne faire qu’un signe de tête en la baissant pour le oui, et en la tournant pour le non. Quand nous sommes ensemble, c’est tant de pris sur l’ennemi. Mais, comme dit le proverbe, un bon os tombe toujours à un mauvais chien. O bonne amie! nos cœurs ne demandent qu’à prendre leur volé, il y a des hommes comme le tient, par exemple, qui regardent leur femme comme leur pissalé.
«Adieu, chère trésore, reçois les serment inextinguibles à la vie à la mort de ton ami. J’ai tant lu et baisé ma lettre, qu’elle est salle. Reçois-la avec ton indulgence et ta bonté accoutumez. Vaincre ou mourir!»
SUR QUELQUES NISARDS[C] (suite).—Voici une note qui a paru ces jours-ci dans les journaux:
«M. CHARLES Nisard, auteur des traductions de, etc., etc., et particulièrement des discours de Cicéron qu’il a épurés d’après une méthode nouvelle, vient de traduire en dernier, et a eu l’honneur de présenter à S. A. R. le duc d’Aumale, les Histoires philippiques de Justin. Son Altesse Royale a bien voulu encourager le traducteur dans l’étude de ces écrivains sérieux qui seront toujours les éternels modèles de tous les littérateurs.»
Il faut savoir gré au jeune prince, qui, ayant sans doute remarqué que M. Désiré Nisard et M. Auguste Nisard se sont donné la mission de dépecer les vivants, a pensé à garantir les contemporains de ce troisième Nisard, et tâché de l’amener par des gracieusetés à se contenter d’écorcher les morts; mais les critiques sont comme les médecins, leur travail sur le cadavre n’est qu’une étude préparatoire.
SUR LES CAPACITÉS.—M. Ducos a présenté à la Chambre une proposition ayant pour but d’admettre les capacités dans son sein.
Les discours qui ont été prononcés en faveur de la proposition ne pouvaient être agréables à la Chambre;—en effet, ils peuvent tous se résumer par cette phrase:
«Il est temps d’appeler l’intelligence au pouvoir. Je demande à MM. les députés qu’ils reconnaissent et certifient par un vote solennel, que le système électoral actuel n’envoie à la Chambre que des buses et des oisons.»