Mademoiselle Dimier a peint son propre portrait (567), cela m’a rappelé ce que fit Phryné:—Accusée devant l’aréopage,—elle se contenta, pour toute réponse, de montrer sa gorge aux juges,—et elle obtint son acquittement par cette plaidoirie d’un genre tout particulier, qui n’aurait guère de succès aujourd’hui..., du moins en audience publique.—Mademoiselle Dimier paraît appeler son visage au secours de son pinceau; ils sont agréables l’un et l’autre.

Tiens,—deux singes!

Ah! non... pardon; mille pardons.—C’est un ménage vert—dans une forêt.—Cela s’appelle portrait de M. et de madame ***; mais je serai plus discret que le peintre, M. Defer, je ne mettrai pas les initiales;—j’intitulerai l’objet: Portrait du livret du salon, tenu à la main par M***, qui est dans une forêt; c’est du reste ce que cela représente.—Le livret est fort ressemblant.—J’espère que M. et madame*** le sont moins.

M. Lafond a peint nue—une femme grosse de sept mois;—c’est laid.

Je ne sais pourquoi certains carrés de papier ne font pas plus attention à la manière dont on peint les villes de la conquête d’Alger. Le jury qui admet ces tableaux ne peut avoir pour but que de dégoûter les Français de leurs possessions d’Afrique.

Selon M. Frère, Constantine est couleur chocolat à l’eau et Alger couleur chocolat au lait.