—Mon Dieu! monsieur,—vous tenez donc bien à me faire dire le mot?—Vous lui avez donné un soufflet!

—Moi! j’en suis incapable.

—Monsieur, avoir reçu un soufflet n’est pas une chose dont on se vante pour son plaisir, c’est un genre de fatuité qu’on n’a pas encore inventé; c’est M. *** qui m’envoie vous demander raison d’un soufflet qu’il a reçu de vous hier.

—Monsieur, je ne lui ai pas donné de soufflet, je ne lui ai donné QU’un coup de poing sur le visage, je vous en donne ma parole d’honneur, et je vous le ferai attester par dix témoins.

—Alors c’est bien différent, je vais aller le retrouver et prendre de nouvelles instructions.

—Avez-vous une voiture?

—Oui.

—Eh bien, mon ami et moi nous allons aller avec vous.

On part,—on arrive chez M. ***.—M. B... va à lui et lui répète ce qu’il a dit à son témoin:

—Mon cher ami, je ne vous ai pas donné de soufflet, mais un coup de poing.