«Charles-Conservé OBERLIN fils, et selon le système de feu Jean-Frédéric Oberlin, de son vivant très-digne et très-zélé pasteur à Waldbach, au Ban-de-la-Roche, dont la maison était constamment remplie d’élèves et dont ils aiment toujours à se rappeler avec plaisir, donnera son cours d’éducation physique et morale des enfants, en français et en allemand, pour les messieurs et pour les dames, séparément, sans distinction de culte ni de condition, aussitôt qu’il y aura assez de souscripteurs. Le prix est de douze francs. Ce serait vraiment bien triste si dans ma ville natale, dont je me fais gloire, dans une cité de cinquante à soixante mille âmes, il n’y avait pas cinquante ou soixante personnes sensées et équitables qui veuillent bien consacrer pendant trois mois environ, toutes les semaines, une heure de temps et en tout douze francs en argent pour le salut, le véritable salut temporel et éternel, corporel et spirituel de leurs enfants actuels ou futurs. Oui, ce serait en vérité bien triste!

»Auditor et altera pars. Il est impossible de pouvoir juger de ce que l’on n’a pas entendu et bien entendu soi-même. Il est interdit de prendre des notes au cours. Mais il sera permis de faire des questions par écrit. L’on paye en souscrivant. L’on souscrit à Strasbourg, chez EHRMANN, libraire, place de la Grande-Boucherie, nº 28.

OBERLIN fils.»

Waldbach, 1842.

M. V. Hugo a un barbier—qui cause beaucoup;—entre autres sujets de discours, il parle fréquemment de sa femme—et ne manque jamais de dire: Mon épouse.

Un jour, M. V. Hugo, impatienté, lui dit: «Pourquoi donc appelez-vous toujours ainsi madame ***?—Comment voulez-vous donc que j’appelle ma femme?» répondit le barbier.

Le même barbier fut fort effrayé lorsqu’il apprit, en 1839,—des commères de son quartier que le monde allait finir.

Tout en rasant M. V. Hugo, il lui fit part de ses terreurs.