M. Chaînon ou Cheneau—raconte ensuite que c’est à Lyon, en février 1838,—à l’Hôtel du Nord,—chambre 32,—de six heures et demie du soir jusqu’à six heures trois quarts du matin qu’il a combattu et vaincu toute l’armée infernale et Satan lui-même.

«J’ai promis,—dit-il à l’Éternel, de désarmer tous ceux qui combattent contre la vérité;—l’on attentera à mes jours, et une somme sera offerte pour me faire détruire, mais tous leurs projets seront détruits,—et le serpent viendra m’offrir lui-même sa langue pour que je l’arrache.»

Nous n’analysons pas la nouvelle religion proposée par M. Cheneau ou Chaînon,—attendu que nous n’y comprenons rien,—ni lui non plus; nous ne reproduirons que quelques conseils donnés aux femmes, et qui pourront paraître à nos lectrices de quelque utilité.

CONSEILS AUX FEMMES. «Sachez vous servir des faveurs que le ciel vous a confiées, vous rendrez doux et aimable l’homme méchant et irraisonnable.

»Observez si votre époux est travailleur, courageux, préparez-lui quelques agréables distractions et contrariez-le un jour sur vingt, afin que son cœur ne devienne point insensible à vos intentions.

»Prodiguez-lui les moyens de consolation qui vous sont spécialement confiés par le Créateur.

»Je répandrai de mon esprit sur toutes sortes de personnes.»

Gare de dessous!

On lit dans un gros livre de M. A. Pépin que l’auteur de Lélia porte sur son cœur des cheveux d’un des assassins de Louis-Philippe. Le livre de M. A. Pépin, qui est fait, du reste, avec courage, a été peu lu.—Sans doute madame Sand ignore ce passage qui la concerne.