Quelques journaux s’élèvent contre «cette inqualifiable mesure,—contre cette destitution faite, disent-ils, sous prétexte—que l’ordonnance du 18 décembre 1839—exige que les médecins restent dans l’asile des aliénées,—tandis que les fonctions législatives de M. Lestiboudois le retiennent à Paris pendant la plus grande partie de l’année.»
Ils ajoutent—«que l’ordonnance du 18 décembre,—bien interprétée,—ne fait pas une obligation impérieuse de la résidence.»
Il est incroyable que l’on ose ainsi chaque jour attaquer de front le plus simple bon sens. L’ordonnance du 18 décembre 1839 n’a qu’un tort à nos yeux,—c’est de ne pas avoir été rendue dès le jour où on a nommé un médecin pour l’hospice des aliénées.
Elle a un second tort si elle «ne fait pas une obligation impérieuse de la résidence.»
Il n’y a en effet là ni besoin d’ordonnance, ni d’arrêté, ni d’interprétation,—il n’y a besoin que de bonne foi et de bon sens.
Pourquoi donne-t-on un médecin aux aliénées? pour qu’il les soigne, probablement.
M. Lestiboudois soigne-t-il les aliénées de Lille—pendant les cinq ou six mois qu’il passe chaque année au Palais-Bourbon, à Paris?
Ceci est une question facile à résoudre.
On a assez ri du séjour habituel en Égypte et en Espagne de M. Taylor,—commissaire royal PRÈS le Théâtre-Français.