On serait fort étonné si l’on savait que des gens, pour un avantage quelconque, se résignent à ne manger habituellement que le tiers ou le quart de ce qui leur est nécessaire;—on ne s’étonne pas que des gens passent une partie de leur vie à s’efforcer d’arriver à avoir le droit de s’enfermer cinq heures par jour dans une grande chambre où ils sont quatre cent cinquante à se disputer l’air qui suffirait à peine à cent cinquante hommes.
Il est prouvé par la chimie que, pour qu’un homme respire librement et sans souffrance, il lui faut au moins six mètres cubes d’air par heure.
Dans les théâtres, on n’a pas le quart de cette quantité d’air, pas le cinquième à la Chambre des députés.
Ceci est le résultat d’analyses exactes faites par les chimistes les plus distingués.
APÔTRES.—Les apôtres deviennent fort rares,—tout le monde se déclarant dieu dans sa petite sphère—et personne n’admettant plus ni hiérarchie ni autorité.
ASSASSINS.—Jouissent d’une assez grande considération.—Beaucoup de femmes ont obtenu des autographes de Fieschi.—Nous parlions, le mois dernier, d’une femme célèbre, qui, dit-on, porte sur son cœur des cheveux d’un autre assassin.—On a imprimé de fort mauvais vers d’un nommé Lacenaire, et les éditeurs de ces vers ont raconté avec orgueil leurs conversations avec ce Mandrin prétentieux.
On a vu récemment de quels égards,—disons plus,—de quelle admiration était entourée une femme qui avait empoisonné son mari.
Nous avons signalé plusieurs fois deux classes de philanthropes, dont Dieu devrait bien délivrer la France,—si la protection qu’il lui accorde n’est pas simplement un faux bruit que font courir et M. Persil, en sa qualité de directeur de la Monnaie, et les pièces de cent sous.