Pardon, monsieur Cheneau, n’y a-t-il pas dans votre réponse un peu d’aigreur?—et êtes-vous bien conséquent avec votre première phrase:

«Que les humains se souviennent que je ne suis point pour condamner les personnes égarées, mais pour les aimer.»

De bonne foi, dieu Cheneau, avez-vous l’air, dans votre lettre, de m’aimer beaucoup?

«Que les humains se souviennent,» dites-vous; c’est très-bien; mais souvenez-vous-en aussi, monsieur le dieu. Continuons la lecture des tables de la loi.

«Vous avez fait connaître aux négociants et aux autres les mesures de votre esprit, monsieur Karr,:—vous vous moquez de l’Évangile.»

De votre Évangile, dieu Cheneau, n’oublions pas que c’est de votre Évangile,—quand vous dites: «En ce temps-là, je chassai les démons.

»En ce temps-là, mon bon ami saint Jean-Baptiste vint me voir avec mon autre ami Napoléon.»

«Suivez mon conseil, relisez mon ouvrage.»