COROLLAIRE.—Quelquefois un journaliste aime une actrice:—il la maltraite jusqu’à ce qu’il ait obtenu du retour.
D’autres fois—il s’agit d’obtenir ses entrées à un théâtre:—directeur, auteurs, acteurs,—tout est insulté sans pitié jusqu’à ce que la direction se soit exécutée.
D’autres fois,—après les entrées, on exige des subventions annuelles.
QUATRIÈME EXEMPLE.—Un homme politique ou autre veut une place pour lui ou pour un de ses amis;—on attaque dans deux ou trois journaux,—et le ministre duquel elle dépend,—et le roi,—«la France marche à sa perte,—les ministres nous déshonorent,» jusqu’à obtention de la place—ou du bureau de tabac demandé.
CINQUIÈME EXEMPLE.—Une trentaine d’hommes occupent depuis douze ans les ministères,—il ne peut y en avoir que huit aux affaires à la fois.—Les vingt-deux autres les attaquent, les insultent, les calomnient—jusqu’à ce qu’ils les aient renversés;—huit des vingt-deux prennent leur place, les huit renversés se joignent alors aux quatorze qui ont fait la guerre à leurs dépens,—et on attaque, insulte et calomnie les huit nouveaux arrivés.
SIXIÈME EXEMPLE.—Il y a des gens qui ont pour profession—de savoir une anecdote ridicule,—une fantaisie vicieuse, une liaison cachée—d’un ministre ou d’un homme en place;—cette profession les fait vivre dans le luxe et les plaisirs, attendu que l’homme en place leur fait confier une mission scientifique ou accorder une pension pour services rendus à l’État, etc., etc., etc., etc.