MAI.—Tout fleurit:—les fraisiers au pied de la haie d’épines blanches;—les papillons fleurissent dans l’air,—et cherchent, fleurs vivantes, une tige vacante parmi toutes les fleurs qu’ils visitent en voltigeant.
Les insectes cherchent, sur cette table opulente et toujours mise que la terre offre à toutes les créatures, chacun la plante qui lui est destinée.
L’air,—silencieux pendant l’hiver,—se remplit de chants d’oiseaux et de bourdonnements d’abeilles.
Partout—sur l’herbe, dans les arbres, dans l’air, dans l’eau,—sous la mousse, dans la corolle éclatante des fleurs,—tout est plein de nouvelles amours,—tout aime,—comme tout fleurit.
Mais rien ne bourgeonne,—rien ne fleurit comme le nez de M. d’Haubersaert.
C’est au commencement de ce mois que paraissent les hannetons,—c’est une nouvelle indifférente pour un siècle où il n’y a plus d’enfants;—on fume aujourd’hui à l’âge où autrefois on chantait la fameuse romance: