Un ministre qui ne le sera plus alors—s’inspirera, pour ressaisir le pouvoir, d’une Égérie—que l’on croit être la même qui autrefois donna de si bons conseils à Numa Pompilius,—l’an 714 avant Jésus-Christ.
La rue Laffitte, parquetée depuis un an,—sera cirée et frottée.
Les Anglais imagineront de vendre des coups de bâton.—S’apercevant au bout de quelque temps que cet article d’exportation est en souffrance, ils feront la guerre à une petite puissance du Nord.—L’Europe entière regardera sans rien dire.—La petite puissance, après avoir perdu quelques milliers d’hommes,—viendra à composition et fera un traité par lequel elle s’engagera à acheter tous les ans pour sept ou huit millions de coups de bâton.
M. de Balzac continuera à pousser les fleurs dans la voie de la révolte ouverte contre la nature.—Il naîtra dans un de ses livres—une violette de haute futaie.
Une foule de nouveaux auteurs paraîtront à l’horizon littéraire. Autrefois les gens qui avaient échoué dans leurs projets,—qui pleuraient les objets d’une grande affection,—qui avaient quelque faute à expier, entraient en religion;—ces gens-là, aujourd’hui, entrent en feuilleton.—A cette époque de la floraison des fèves, des beautés fanées, des administrateurs destitués, des femmes du monde qui auront trop voyagé avec des pianistes, encombreront de leur prose et de leurs vers les revues de journaux.