Puisque je parle de la police,—je dois dire combien j’approuve l’uniforme donné aux officiers de paix,—ainsi que celui que portent depuis longtemps les sergents de ville;—les fonctions de police deviendraient honorables et honorées—si cette mesure était universelle,—et si la police cessait d’agir par guet-apens.

CHAPITRE TROP LONG.—Dans le premier numéro des Guêpes, publié, il y a plus d’un an et demi, j’ai expliqué la position que s’est faite le gouvernement actuel vis-à-vis de la presse;—je n’empêche pas de relire ce chapitre les personnes qui veulent avoir un résumé vrai et impartial de cette position si bêtement et si volontairement choisie. Si j’en parle aujourd’hui, c’est que j’ai à traiter cette question sous un autre point de vue. J’ai dit que les entraves mises à la presse faisaient une partie de sa puissance, et je l’ai prouvé, je crois, d’une façon claire et péremptoire.—J’ajoute que la seule ressource aujourd’hui de la royauté de Juillet,—son dernier et unique moyen de lutter contre la presse, qui l’attaque avec plus d’audace et d’acharnement qu’elle ne l’a jamais fait contre Charles X,—serait de changer brusquement son système et de promulguer une loi ainsi conçue:

Art. 1er.—La presse est libre fiscalement;—le cautionnement et le timbre sont supprimés;

Art. 2.—La presse est libre moralement:—chacun peut exprimer sa pensée, quelle qu’elle soit;—aucune action ne sera dirigée contre un journal;

Art. 3.—Chaque article sera signé du nom réel de son auteur;

Art. 4.—Chaque journal sera tenu d’insérer toute réponse qu’il plaira de lui faire à toute personne nommée dans un de ses articles.—Cette réponse ne devra pas être plus du double de l’article où la personne aura été nommée.

Je vais développer et défendre chacun de ces quatre articles en peu de mots.