Il retourna à sa place, demanda un sixième verre d’eau sucrée, et fit semblant de lire un journal.

Enfin, un homme entra en riant dans le café: c’était l’ami auquel Arthur avait écrit de venir le tirer d’embarras. Il lui offrit sa bourse; Arthur paya le commissionnaire et ses innombrables verres d’eau sucrée.

—Mon cher ami, dit le nouvel arrivé, puisque je paye ton déjeuner, permets-moi de subvenir également à ta nourriture du reste du jour, et viens souper avec nous.

Des circonstances amenées par la rencontre de cet ami, un amour qui amena un voyage, un voyage qui amena une brouille, une brouille qui amena un retour, tout cela prit bien du temps.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Après ce temps, en route, Arthur songe à son inconnue, et, rentré à son atelier, remplace par un bouquet de bruyère rose et de genêt doré le bouquet depuis longtemps flétri qui décorait son portrait.

—Parbleu! dit Arthur, il faut que j’aille chez mon oncle.

Arthur rentre au moment où Eugène allait dîner seul.

—Eh bien?

—Eh bien?