La véritable composition de l'Orviétan,
ou composition Antidotaire, plus
excellente que la Theriaque
Miel, 1 livre;
Sirop de limon, 4 dragmes;
Sucre fin, une demi-livre;
Eau thériacale, 1 livre;
Racines de: angélique, 1 once;
Coraline, tormentille, scorsonère, rhaphane, dictame blanc, pyrèthre, de chacun 1 once, excepté la tormentille dont il ne faut qu'une demi-once.
Ces racines doivent être pilées et tamisées; vingt et une autres qui suivent, et dont je vous épargne les noms, doivent être pilées, mais non tamisées. On ajoute une dizaine de semences; puis enfin 1 once du premier bois d'un cerf (de la branche droite), 1 dragme de cœur de cerf pilé; une demi-once de perles écrasées, un cœur de lièvre séché au four; le cœur et le foie de deux vipères; une demi-once de corail blanc et de la RACLURE DE CRANE HUMAIN, seulement une demi-once.
Je ne puis m'empêcher de citer encore deux remèdes différents contre l'épilepsie: le premier est excellent, mais pas plus excellent que tous ceux que renferme le livre; il est annoncé sans recommandation particulière: il suffit d'avaler de la fiente de paon, autant qu'il en peut tenir sur une pièce de quinze sous, et l'on est guéri. Voici une considération qui ne s'est pas présentée à l'esprit des financiers qui ont, de ce temps-ci, démonétisé et proscrit les pièces de quinze sous: quand il n'y aura plus de pièces de quinze sous, comment pourra-t-on reconnaître la dose précise de la fiente de paon? heureusement qu'il y a, page 19, une autre recette encore supérieure à celle-ci.
«Remède pour l'épilepsie ou mal caduc, éprouvé par M. Digby, lequel guérit le fils d'un ministre à Francfort en Allemagne, l'an 1659.