Comme à devotieus, gratieus, otieus,
Pronontiation, pétition: me tére,
D’ortografe si fause, en se lieu je ne peus.
Pierre le Gaygnard. L’Apprenmolire françois, pour apprendre les ieunes enfans et les estrangers a lire en peu de temps les mots des escritures françoizes, avec la vraye ortographe françoize. Paris, Jean Berjon, 1609, in-8.
L’auteur réforme à sa manière l’orthographe sans introduire de nouveaux signes. Son ouvrage, écrit de la façon la plus confuse et d’un style boursouflé et pédantesque, se refuse à toute analyse.
Étienne Simon, docteur-médecin. La vraye et ancienne orthographe françoise restauree. Tellement que desormais l’on aprandra parfetement à lire et à escrire et encor auec tant de facilité et breueté que ce sera en moins de mois que l’on ne faisoit d’années. Paris, Jean Gesselin, 1609, in-4 de 14 ff., 680 pp. et 7 ff. de table.
Simon est un réformateur hardi; mais, voulant éviter de créer de nouveaux signes ou d’employer les accents déjà connus de son temps, il s’est jeté, pour figurer la prononciation, dans une voie plus mauvaise qu’aucun de ses devanciers; il redouble les voyelles et les consonnes de la façon la plus fastidieuse, sans parvenir à distinguer la valeur phonique des syllabes.
Voici un exemple tiré des poésies de du Bartas:
Profane qi t’anqieers qeel important afeere
Peut l’esprit et lees meins de sse Dieu ssoliteere