Dans les palais des Roys cette plainte est commune;

On n’y conoît que trop les jeux de la Fortune,

Ses trompeuzes faveurs, ses apas inconstans:

Mais on ne les conoît que quand il n’est plus temps.

Lors-que sur cette Mer on vogue à pleines voiles,

Qu’on croit avoir pour soy les Vens et les Estoiles,

Il est bien mal-aizé de régler ses dézirs;

Le plus Sage s’endort sur la foy des Zéphirs.

Jamais un Favory ne borne sa carière;

Il ne regarde point ce qu’il laisse en arière: