—A propos! s'écria M. de Pomereux au moment où l'huissier se retirait, réservez-moi une autre mission pour cadeau de noces: si j'en prends une, j'en veux gagner deux.

—Pourquoi donc?

—C'est qu'il me faudra, j'imagine, quelque distraction après mon mariage.

Comme il terminait ces mots, Suzanne entra dans le cabinet.

—Depuis que nous nous sommes séparés, madame, lui dit M. de Louvois, j'ai fait une réflexion. Je veux bien, en considération de votre grande jeunesse, oublier la faute dont vous vous êtes rendue coupable.

—Ah! pensa Suzanne, ce n'est déjà plus qu'une faute; tout à l'heure c'était un crime.

—Mais, continua le ministre, j'attache une condition à cette faveur. Voilà M. de Pomereux qui est de votre connaissance, je crois, et que j'ai chargé de vous en instruire. Je vous laisse. M. le comte me portera votre réponse; je désire qu'elle soit telle que je puisse vous mettre en liberté sur-le-champ.

M. de Louvois se retira, et M. de Pomereux et Suzanne restèrent seuls.

XXXII

UNE PROFESSION DE FOI