—Et ce sera bien fait; le couvent y perdra un bon jardinier, mais ce sera la faute du roi.
—Est-ce bien entendu? reprit la Déroute, tandis qu'Ambroise calfeutrait les écus et les louis entre les chemises et les bas.
—Certes!
—Alors, donnez-moi la lettre de votre bonne Mme Patu.
—La lettre à maman?
—Oui.
—Qu'est-ce que ça vous fait, la lettre?
—Eh mais, ça me servira de preuve auprès du père Jérôme; il faut bien qu'il sache que j'ai rempli sa commission.
—C'est vrai, dit Ambroise; et il donna la lettre à la Déroute.
L'édit du roi, Catherine, les louis d'or, le couvent et la gibelotte dansèrent toute la nuit dans les rêves d'Ambroise. Au point du jour, la Déroute le réveilla pour l'envoyer au coche; ils s'embrassèrent comme deux vieux amis, et l'un se dirigea vers la rue du Cherche-Midi, tandis que l'autre allait au petit trot du côté de Beaugency. La tourière du couvent des bénédictines fit appeler le père Jérôme aussitôt que la Déroute eut décliné le motif de sa visite.