Mais au lieu de courir chez l'armurier, il se dirigea vers la rue du Pot-de-Fer-Saint-Sulpice; Cornélius ni Belle-Rose n'avaient eu garde d'y revenir; Grippard alla toujours courant à l'observatoire de la Déroute: les deux amis en étaient sortis dès le matin. Grippard s'arracha une bonne poignée de cheveux; mais cette pantomime ne lui faisant découvrir ni le capitaine ni l'Irlandais, il partit comme un cerf et prit le chemin de l'hôtellerie du Roi David. Il poussa la porte et trouva Cornélius.

—Enfin! dit Grippard.

—Tais-toi, répondit Cornélius; j'attends Christophe et ses chevaux.

—Il s'agit bien de chevaux et de Christophe!

Grippard attira Cornélius dans un coin et lui raconta tout ce qu'il savait des projets de Bouletord.

—Il y aura une douzaine d'hommes autour des jardins, tous armés comme des sacripants, dit-il; à la moindre alerte, ils ont ordre de faire feu.

—Eh bien! dit Belle-Rose, qui était survenu sur ces entrefaites, je vais recruter cinq ou six drôles bien déterminés, et ce sera une bataille.

—Dame! reprit Grippard, les robes ne sont pas des cuirasses; si les femmes attrapent des balles, ce sera votre affaire.

Belle-Rose mordit ses poings.

—A la grâce de Dieu! dit-il enfin; allons toujours, et nous agirons selon les circonstances. Il est trop tard pour prévenir la Déroute.