—Un duel, monsieur.
—Après cet assassinat, reprit froidement M. de Charny, le meurtrier s'est jeté dans votre hôtel, où vous l'avez accueilli.
—Ma foi, mon cher monsieur, j'avoue que je n'ai point pour habitude de mettre à la porte ceux qui viennent me voir.
—Cet homme est ici.
—Je crois même qu'il a fantaisie d'y passer la nuit.
—Maintenant, monsieur le comte, je viens pour arrêter ce criminel d'État, et vous allez me le livrer sur-le-champ.
En achevant ces mots, M. de Charny s'était levé; M. de Pomereux resta sur son fauteuil.
—Permettez, monsieur, dit-il de l'air d'un homme profondément étonné, il y a dans tout ceci une grave erreur, et je tiens à m'en expliquer. Avez-vous le loisir de me donner encore trois minutes?
M. de Charny regarda le comte, ne devinant pas où il voulait en venir, mais soupçonnant un piège sous ces paroles:
—Parlez, monsieur, dit-il.