—C'est à M. de Pomereux que je dois de vous revoir, dit le capitaine en présentant le comte à sa femme.
Suzanne prit les deux mains de M. de Pomereux entre les siennes.
—Encore vous! s'écria-t-elle; vous êtes prodigue de dévouement.
—Que voulez-vous, madame! répondit le comte, quand je m'avise d'avoir une vertu, il faut toujours que j'y couse un défaut.
Gaston regardait tout d'un air sérieux, tenant par la main son ami la
Déroute. Belle-Rose le conduisit à Suzanne.
—Voilà, dit-il, le motif de mon absence; c'est, vous le voyez, un motif tout charmant que vous aimerez bien vite. N'est-il pas fier et beau comme Achille?
Suzanne se pencha vers l'enfant qui souriait en rougissant, et l'embrassa.
—C'est le fils de M. d'Assonville, reprit Belle-Rose.
—Le fils de M. d'Assonville! s'écria Suzanne émue; oh! je l'aime déjà!
C'était l'heure où l'abbesse de Sainte-Claire d'Ennery se tenait dans son oratoire après les offices du matin. Belle-Rose lui fit demander un entretien et quitta Suzanne, emmenant Gaston avec lui. Geneviève le reçut avec ce doux sourire qu'elle avait toujours en lui parlant. L'enfant attendait dans une pièce contiguë.