—Tu n'es donc pas arrivée seule à Paris? reprit-il.
Claudine secoua la tête.
—Suzanne est à Paris! dit Belle-Rose. J'y suis, et sans toi j'aurais ignoré sa présence!
—Oh! ne la blâme pas! Quand elle a quitté Malzonvilliers pour suivre son mari, qu'une affaire importante appelait à Paris, elle m'a suppliée de l'accompagner. Je n'ai pas pu refuser. Elle est si malheureuse!
—Malheureuse! s'écria Belle-Rose.
—Il n'y a que moi et Dieu qui savons ce qu'elle souffre. M. d'Albergotti l'ignore. Quand il est là, elle sourit; quand il s'éloigne, elle pleure.
Belle-Rose cacha sa tête dans ses mains.
—En arrivant à Paris, il y a quelques jours, elle est tombée malade… Oh! elle est sauvée, reprit Claudine en voyant le trouble de son frère; c'est elle qui m'a renvoyée vers toi…
—Oh! j'irai, j'irai la voir, la remercier…
—Non, ne viens pas, ta présence la tuerait.