[Note 59: ][(retour) ] Act. Grœc. Concil. Nic.--Labbe. T. ii, p. 52, 75.--Socrat., ii. 41.
[Note 60: ][(retour) ] Socrat., ii, 41.--Sozom., vi, 37.--Cf. Theodoret., iv, 33.
[Note 61: ][(retour) ] Arianæ sectæ antistites... polliciti se legationum ejus adjutores esse, modo idem cum ipsis sentire vellet... necessitate compulsus. Sozom., vi, 37.
[Note 62: ][(retour) ] Theodoret., iv, 33.--Et quia tum Valens, imperator, Arianorum perfidia sancius, nostrarum partium omnes ecclesias obturasset, suæ partis fautores ad illos dirigit prædicatores, qui venientibus rudibus et ignaris, illico perfidiæ suæ virus defundunt. Jorn., R. Get., 25.
[Note 63: ][(retour) ] Theodoret, iv, 33, 37.--Sozom., vi, 37.--Philost., ub. sup.
[Note 64: ][(retour) ] Cum Arianis cummunicasse dicitur, seque et universam gentem ab ecclesia catholica abripuisse. Sozom., vi, 37.
[Note 65: ][(retour) ] Valens uti reciperentur armis prius depositis permisit. Zosim., iv, 20.--Amm. Marc., xxxi, 4.
[Note 66: ][(retour) ] Mittuntur diversi qui cum vehiculis plebem transferant truculentam... Copiam colendi Thraciæ partes... Alimenta pro tempore... Amm. Marc., xxxi, 4.--Zosim., iv, 20.--Jorn., R. Get., 25.
Les difficultés misérables dont Ulfila et ses compagnons s'étaient vu assaillir doublèrent le temps de leur voyage, et cependant les Goths, campés dans la plaine du Danube, comptaient les jours avec une sombre inquiétude. Leurs provisions s'épuisaient, bientôt ils allaient sentir la faim. Portant perpétuellement les yeux des lignes romaines aux plaines du nord, tantôt ils croyaient apercevoir la barque qui ramenait leurs députés, tantôt il leur semblait voir la légère cavalerie des Huns poindre à l'horizon opposé, et franchir l'espace avec sa rapidité ordinaire. Ils passaient ainsi vingt fois par jour de l'espoir trompé aux plus mortelles terreurs. Enfin le désespoir les prit. Quoique le Danube, grossi par les pluies, roulât alors une masse d'eau effroyable, beaucoup entreprirent de le traverser de force. Les uns se jettent à la nage et sont entraînés par le fil de l'eau, d'autres montent dans des troncs d'arbres creusés ou sur des radeaux qu'ils dirigent avec de longues perches; mais lorsque, par des efforts inouïs, ils sont parvenus à dominer le courant, les balistes romaines dirigent sur eux une grêle de projectiles, et le fleuve emporte pêle-mêle des débris de barques et des cadavres[67]. Le retour des députés mit fin à ces scènes de désolation. La flottille romaine fit aussitôt son office, voyageant sans interruption d'un bord à l'autre[68]. Beaucoup, pour ne pas attendre leur tour, se faisaient remorquer sur des troncs d'arbres ou des planches à peine liées ensemble. Les femmes et les enfants passèrent les premiers, conformément aux ordres de l'empereur; ensuite vinrent les hommes. Des agents chargés de compter les têtes des passagers s'arrêtèrent, dit-on, fatigués ou effrayés de leur nombre[69]. «Hélas! s'écrie Ammien Marcellin avec une emphase pleine d'amertume, vous compteriez plus aisément les sables que vomit la mer quand le vent la soulève sur les rivages de la Libye[70]!» On constata pourtant que le nombre des hommes en état de porter les armes était d'environ deux cent mille[71].
[Note 67: ][(retour) ] Antequam trajectus esset ab imperatore concessus, Scytharum audaciores et elatiores transitum sibi vi aperire constituerunt, sed vi repulsi deleti sunt. Eunapius, Hist., 5.