Ibid., v. 113.

[Note 514: ][(retour) ]

Robore vincebant fortes, animoque sophistas.

Ibid., v. 103.

[Note 515: ][(retour) ] Walt. Aquit., v. 124.--166.

Cependant une guerre éclate: c'est Walter qui conduit l'armée des Huns, et, «dans le jeu du frêne et du cornouiller[516] qui se mêlent en tourbillons, percent les poitrines ou se brisent sur les boucliers,» Walter, passé maître, reste immobile comme un roc. Grâce à lui, la victoire appartient aux soldats d'Attila, qui rentrent dans leur ville au son joyeux des cors, ombragés de rameaux verts en signe de triomphe, et pliant tous sous le poids du butin. Walter, souillé de poussière et de sang, met pied à terre devant le palais, où ne se trouvent ni le roi, ni la reine, mais Hildegonde seule qui le reçoit. Après l'avoir embrassée et s'être assis, l'Aquitain lui demande à boire; la jeune Burgonde, avec empressement, remplit de vin une coupe d'or et la présente au guerrier; mais je laisserai parler ici le poëte, en bornant pour l'instant mon rôle à celui de traducteur:

[Note 516: ][(retour) ]

Fraxinus et cornus ludum miscebat in unum.

Ibid., v. 185.

«Il vida la coupe et la lui rendit. La jeune fille avait senti la main de Walter presser la sienne: interdite, étonnée, elle restait muette, les yeux fixés sur ce visage belliqueux. Après un moment de silence, l'Aquitain lui dit: «Il y a bien assez longtemps que nous supportons l'exil, tout en sachant ce que nos pères ont voulu faire de nous. Pourquoi tarderions-nous à nous expliquer?» Hildegonde crut qu'il voulait rire[517]; elle se tut encore un instant, puis elle lui répondit: «Et vous, pourquoi feindre en paroles ce que vous n'éprouvez pas dans le cœur? Pourquoi me rappeler des choses que vous avez vous-même oubliées? Vous rougiriez assurément de reconnaître votre fiancée dans une pauvre captive.--Hildegonde, repart vivement le jeune homme, rappelle ton bon sens. Loin de moi l'idée de me jouer de toi; je ne t'ai rien dit que la pure vérité, sans déguisement et sans nuages. Nous sommes seuls ici, et, si ta pensée répondait à la mienne, si je pouvais croire que tu m'as gardé la foi que tu me promis dans l'enfance, je t'ouvrirais ici le mystère de mon cœur.» S'inclinant alors jusqu'aux genoux du guerrier, la jeune fille s'écrie toute tremblante: «Parle, ô mon seigneur, et j'obéirai; appelle-moi, je te suivrai; ta volonté sera désormais la mienne.--Eh bien donc! dit Walter, notre exil m'ennuie; je rêve sans cesse à mon pays, et mon dessein bien arrêté est de fuir, comme Hagen, la terre des Huns; je serais déjà parti depuis plusieurs jours sans le chagrin que je ressens de laisser Hildegonde après moi.--Que mon seigneur commande donc, repart la jeune fille; bonheur ou malheur, tout me sera doux pour son amour.»